Un texte m'appelle, dans cette nuit particulière, qui est venu à moi ... ou bien suis-je venue à lui ?
“Je soupçonne que le désir transmute la matière en lumière.
Je veux parler d'amour, de l'intensité de ce que je ressens dans ces pages, dans toutes ces pages. Tout ce qui a été écrit sur Terre, dit, murmuré, hurlé, crié, parle d'amour...
Plus j'ose voir et plus il m'apparaît que ce tourbillon de l'éros qui nous arrache à ce que nous croyons être pour nous précipiter dans un autre ordre est SACRÉ.
Ne demeurent réels dans mon existence que ces instants où les trappes se sont ouvertes sous mes pieds, où les identités apprises se sont désagrégées pour laisser affleurer l'ÊTRE.
Chutes, noyades, dérives ne sont elles pas toujours des initiations ?
J'ai porté la couronne de l'amour et j'ai mordu la poussière.
Il ne m'a pas été permis de faire de choix. J'ai dû tout prendre. Et tout était bien ainsi.
Comment la clarté des étoiles nous serait elle visible si la nuit ne leur prêtait pas pour s'en détacher son fond de ténèbres ?
Loin de regretter les fautes que je n'ai pas commises, j'ai le regret de toutes celles que je n'ai pu commettre.
Il y a longtemps que je n'ai pas senti mon cœur avec cette intensité. Des espaces de résonance s'ouvrent, d'autres s'éboulent silencieusement.
La matière qui me compose se transmute.
Tout devient d'une indicible transparence.
J'ai toujours perçu le chant de ma féminité. Ce vibrato profond qui répond à l'appel du créé.
Le visible n'est que l'invisible hissé au niveau de nos yeux de chair. Le tangible, de l'intangible offert à nos caresses.
La matière est ce message d'amour que la création nous donne tant à déchiffrer qu'à composer jour après jour.
Cette qualité de tendresse envers moi-même qui prépare ta venue.
Cette complicité tendre, malicieuse, rieuse, que j'entretenais déjà avec moi-même.
Rien n'ouvre mieux à l'amour que cette légèreté de l'être, cette grâce joyeuse.
Cette sensation : je suis nue sous mes robes. Ma peau sensible et vibrante est l'enveloppe de mon être. Je respire par elle. Je suis présente à chaque effleurement de l'étoffe.
En toi j'ai reconnu celui que je ne connaissais pas.
J'arrive UNE devant tes yeux.
Une amante est née avant même que tes doigts l'effleurent.
Avec toi je découvrais l'élément pour lequel j'avais été faite : l'amour éperdu.
Rien ne m'apparaît plus intime que la passion d'amour, plus exclusivement liée à ceux qui la vivent.
Rien ne s'avère plus universel que ce fluide qui traverse les amants et dont leur corps conduit le courant vers une destination inconnue.
Cette passion est une bénédiction pour la Terre. Elle irradie. Sur son passage les cœurs s'ouvrent, les gens sourient.
La passion transfigure tout, la grâce des commencements, tout aussi longtemps du moins que ni la volonté ni les désirs, ni les espoirs n'y mêlent leurs eaux troubles. Aussi longtemps que les amants sont eux-mêmes dans un état de ravissement total et ne tentent ni de toucher ni de retenir cette apparition miraculeuse dont ils sont à la fois témoins et objets.”
(“Une passion, entre ciel et chair.”, Christiane Singer)
Je ressens en moi une jeune fille, une jeune femme sauvage et quête de liberté, de vérité, de sens, du Beau, du Bon, du Bien.
Comme si mon passé et toutes ses lourdeurs, ses expériences douloureuses avaient été effacées.
Remise à zéro. Plus de programmations.
Je ne suis plus rien et cela me fait du bien. C'est comme une libération ultime.
Revoir mon ego tyrannique pour le laisser aller. Je le remercie mais je n'en ai plus besoin.
Je n'ai plus envie de protéger la forteresse.
Je pars, je le laisse, je quitte mon ego.
Je n'ai plus besoin d'une vie de défenses, de protections, de survie.
Je choisis juste d'être.
Merci de m'avoir permis de me construire cette vie, de m'avoir donné toute cette force, cette impulsion, cette énergie incroyable.
Maintenant je te laisse.
C'est mon égo que je quitte en réalité : son arrogance, sa supériorité, son dédain, son orgueil, sa puissance...
Cela m'enlève un poids immense et ouvre un espace infini pour la douceur dans ma vie.
Je me désagrège
Je me dissous
Je me décompose
Je me dé-construis
Je laisse partir, je lâche prise avec ce que cette dimension de moi m'imposait de façon tyrannique.
Et j'écoute mon âme
Je l'écoute, je la laisse guider mes pas, ma vie.
Je saute dans le vide sans peur
Je m'abandonne dans la grâce
Dans la grâce et l'abandon
D’être.

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M’ouvrir à l’amour dans ma vie c’est m’ouvrir à cette nouvelle réalité que tout va bien se passer maintenant. Que ça y est : je suis sortie du tunnel, de toutes ces blessures, toutes ces souffrances.
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